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Le journal · Blog21/10/2026 · Fiabilité

Ce que la plateforme vérifie désormais toute seule

Des chiffres faux sans un message, des sites qu'on croyait surveillés : les défauts qui ne se voient pas sont les plus dangereux. Comment on les a cherchés, et ce qui les empêche de revenir.

Il y a des défauts qui se voient : un bouton qui ne répond pas, un texte qui déborde. Et il y a ceux qui ne se voient jamais, parce que l'écran affiche quand même quelque chose. Ce sont les plus dangereux. Une bonne partie de notre montée de version du 21 octobre a consisté à les chercher, et surtout à faire en sorte qu'ils ne reviennent pas sans qu'on le sache.

Des chiffres justes, même quand il y en a beaucoup

Notre écran de statistiques rapatriait chaque mesure pour les compter une par une. Au-delà de cent mille, il s'arrêtait en silence : tous les chiffres devenaient faux, par défaut, sans le moindre message. Désormais, c'est la base de données qui compte, sur toute la période demandée. Le résultat est le même à mille mesures qu'à dix millions.

Une surveillance qui surveille vraiment

En faisant l'inventaire, nous avons trouvé des sites que nous pensions surveillés et qui ne l'étaient pas. La surveillance a été refaite : toutes les quinze minutes, chaque site, chaque certificat et chaque nom de domaine est vérifié. Une alerte part à la panne, une autre au retour. Le relevé se garde trente jours, ce qui permet de voir une disponibilité sur un mois plutôt qu'un instantané.

Chaque nuit, les sites publiés sont sauvegardés avec leurs médias, et la base entière est exportée chaque semaine.

La structure de la base écrite noir sur blanc

Une plateforme vit de sa base de données. Une partie de la nôtre avait été construite au fil de l'eau, sans que chaque table soit décrite dans un fichier du projet. Tout est désormais rapatrié, et un test refuse qu'une table ou une colonne existe sans sa description. Le jour où il faudra reconstruire la plateforme ailleurs, elle se reconstruira à l'identique.

Une seule limite pour toutes les portes

Vos sites reçoivent des formulaires, des avis, des demandes de devis, des mesures d'audience. Chacune de ces portes avait sa propre protection contre les abus, ou n'en avait pas. Elles passent maintenant toutes par la même limite de débit, tenue dans la base. C'est important : nos serveurs tournent sur plusieurs machines à la fois, et une limite gardée en mémoire sur l'une ne voit pas ce qui arrive sur les autres.

Chaque livraison vérifiée de bout en bout

À chaque mise à jour de la console, plus de quatre mille quatre cents vérifications tournent automatiquement. Ensuite, la console est construite, démarrée, et quelques parcours sont rejoués dans un vrai navigateur : la page de connexion s'affiche, l'accueil mène où il doit, aucune erreur ne s'échappe. Une livraison qui casse quelque chose est arrêtée avant d'arriver chez vous.

Des sites qui ne dépendent plus de Google pour se construire

Les sites que nous générons allaient chercher leurs polices de caractères chez Google au moment de leur construction. Le jour où le service répondait mal, c'est la construction d'un site neuf qui échouait. Les quarante-neuf familles de polices que nous proposons sont maintenant servies par le site lui-même, avec leurs licences.

Une documentation qui dit son âge

Notre documentation interne compte plus de cent cinquante pages. Chacune dit maintenant quand elle a été vérifiée, et un test échoue si une page cite un fichier qui n'existe plus. Une documentation fausse est pire que pas de documentation : elle fait perdre du temps avec assurance.

Rien de tout cela ne se voit sur votre site. C'est le but : que ça tienne, et qu'on le sache quand ça ne tient plus.

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